03-10-2015 Nutrition-Santé
Apports en acides gras de la population vivant en France. Comparaison aux ANC définis en 2010
L’Anses publie un rapport sur les apports en acides gras de la population française et leur comparaison avec les ANC pour les acides gras actualisés en 2010.
Avec des apports moyens en lipides totaux situés dans la fourchette des ANC 2010 (35 à 40% de l’AESA), les apports observés dans la population se répartissent de façon relativement égale autour de cette fourchette. Ainsi, 41% des enfants et adolescents et 36% des adultes présentent des apports correspondant à la fourchette de l’ANC. Toutefois, environ un tiers de la population a des apports supérieurs à 40% de l’AESA.
Les proportions de sujets à risque d’excès ou d’insuffisance d’apports observées dans la population dépendent de la nature des acides gras.
Environ 90 % des enfants et 80 % des adolescents et des adultes présentent des apports supérieurs aux ANC pour les AGS et le groupe des acides laurique, myristique et palmitique.
A l’inverse, 95 % des enfants et adolescents et 91 % des adultes présentent des apports inférieurs à la borne minimale de la fourchette de valeurs recommandée par l’ANC en acide oléique (15 à 20 % de l’AESA).
Des taux très élevés de risque d’insuffisance d’apports sont également observés pour les différents AGPI, et ce quelle que soit la part des lipides dans l’apport énergétique total. Ce risque concerne environ 70 % des enfants et adolescents et plus de 60 % des adultes pour l’acide linoléique, 99 % de l’ensemble de la population pour l’acide α-linolénique, environ 85 % des enfants et adultes et 95 % des adolescents pour le DHA et environ 90% des enfants et adultes et 96 % des adolescents pour les apports cumulés en EPA et DHA. Enfin, 97 à 99 % de la population, selon les âges, présente des apports en acide linoléique plus de 5 fois supérieurs à ceux en acide α-linolénique.
Source : ANSES, 22/09/2015



