01-06-2015 Communication | Nutrition-Santé
Etudes INPES sur les publicités alimentaires à destination des enfants et des adolescents
En France, si l’autorégulation par l’industrie agroalimentaire existe depuis 2007, la réflexion sur d’autres mesures basées sur un encadrement légal des publicités alimentaires à destinations des enfants et adolescents se poursuit.
Peu d’études françaises ont été réalisées sur le sujet, c’est pourquoi l’Inpes a mis en place en 2013-2014 quatre études spécifiques afin de disposer de données actualisées sur la question et de contribuer à la réflexion nationale sur l’encadrement de telles publicités : elles ont exploré les médias les plus utilisés pour promouvoir les aliments gras, sucrés et/ou salés en particulier auprès des enfants, les investissements publicitaires réalisés pour ce type de produits, les ressorts psychologiques utilisés dans les publicités, les aliments promus, l’impact sur les préférences alimentaires et les demandes d’achats des enfants et enfin l’opinion des parents sur une éventuelle réglementation de ce marketing par la loi.
Les résultats de ces études françaises ainsi que la présentation de synthèses de littérature et d’études internationales ont fait l’objet d’un rapport rendu le 22 mai 2014 à la Direction générale de la Santé (DGS).
Le rapport synthétise les résultats de ces quatre études ainsi que d’autres données internationales :
- Si l’on considère les investissements publicitaires alimentaires avant et après la mise en place de la première charte d’autorégulation (objets de la première enquête), on note que leur niveau varie très peu.
- La télévision reste le média privilégié par les marques pour leurs investissements publicitaires alimentaires. Les aliments les plus promus à la télévision à destination des enfants sont massivement gras, sucrés et/ou salés. Les ressorts des publicités télévisées sont multiples et font l’objet d’un perpétuel renouvellement.
- L’enquête menée auprès des parents montre que ce sont les plus défavorisés qui perçoivent le moins l’influence du marketing alimentaire sur les habitudes alimentaires de leurs enfants.
- Enfin, les trois quarts des parents d’enfants âgés de 4 à 17 ans se disent favorables à une réglementation qui interdirait la publicité pour des boissons ou des aliments trop gras, salés ou sucrés au cours des programmes télé à destination de leurs enfants/adolescents.
Au vu de l’ensemble des résultats analysés, la solution d’un encadrement de la publicité alimentaire et plus largement de la promotion commerciale des aliments non favorables à la santé à destination des enfants et adolescents apparaît à privilégier.
Source : INPES, 26/05/2015



