10-04-2015 Qualité | Réglementation | Restauration
Restauration : le « fait maison » simplifié et le 3000e titre de Maître Restaurateur atteint
Inscrite dans la loi Consommation du 17 mars 2014 et publiée par le décret du 11 juillet de la même année, la mention « Fait maison » a un double objectif : mieux informer les consommateurs et valoriser le travail et le savoir-faire des restaurateurs.
Tous les acteurs de la filière restauration, organisations professionnelles, fournisseurs et distributeurs, et associations de consommateurs, ont été consultés afin d’élaborer un nouveau référentiel qui permet de rendre le dispositif « Fait maison » plus simple et plus clair pour tous.
Ce dispositif volontaire de valorisation permet au restaurateur de démontrer son engagement dans un travail de qualité et sa capacité à sublimer les produits.
Principales évolutions du dispositif « Fait maison » dévoilées le 9 avril 2015 :
- Le « Fait-maison » concerne les produits crus transformés sur place, c’est-à-dire non cuits ou non dénaturés par quelque procédé que ce soit.
- Les seules exceptions à cette règle concernent les produits que le consommateur ne s’attend pas à ce qu’ils soient confectionnés sur place, tels que les pâtes, les fromages, le pain. Ainsi, la pâte feuilletée doit dorénavant être cuisinée par le restaurateur pour porter la mention « Fait maison ».
- Lorsque le restaurateur utilise un produit d’une marque de renom, le plat ne pourra pas être dit « Fait maison ». Il sera précisé l’utilisation de ce produit de marque.
- La phrase « les plats ‘Faits maison’ sont élaborés sur place à partir de produits bruts » ne figurera que sur les cartes des restaurants souhaitant mettre en avant les plats « Fait maison ».
Au final, divers dispositifs de valorisation de la qualité du travail des professionnels de la restauration sont mis en place :
- la mention « fait maison » reconnaît un plat réalisé à partir de produits crus cuisinés sur place ;
- le statut d’artisan-cuisinier consacre la reconnaissance d’un métier, d’un savoir-faire ;
- et le titre de Maître-Restaurateur, dont le cahier des charges a été rénové, valorise l’ensemble d’un établissement (cuisine, produits, services, lieux, etc.).
Le 2 avril 2015, la secrétaire d’Etat chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Economie sociale et solidaire a remis, le 2 avril, le 3 000e titre de Maître Restaurateur. A cette occasion, elle a présenté le nouveau cahier des charges et signé une convention avec l’Association française des Maîtres Restaurateurs (AFMR).
Source : Ministère de l’Economie, Communiqué de presse, 09/04/2015



